Tout savoir sur les indemnités de rupture de contrat
💼 L'indemnité de licenciement
L'indemnité légale de licenciement est une compensation financière versée au salarié en cas de licenciement (hors faute grave ou lourde). Elle est calculée selon un barème légal basé sur l'ancienneté et le salaire de référence. Pour être éligible, le salarié doit avoir au moins 8 mois d'ancienneté ininterrompue dans l'entreprise.
Le calcul se fait sur la base du salaire brut de référence, qui correspond à la moyenne la plus favorable entre :
- La moyenne des 12 derniers mois précédant le licenciement
- La moyenne des 3 derniers mois (avec prise en compte des primes annuelles au prorata)
🤝 L'indemnité de rupture conventionnelle
La rupture conventionnelle permet à l'employeur et au salarié de convenir d'un commun accord de la fin du contrat. L'indemnité versée ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement, mais elle peut être négociée à la hausse.
Contrairement au licenciement, la rupture conventionnelle ouvre droit aux allocations chômage après un différé d'indemnisation qui dépend du montant de l'indemnité perçue. C'est souvent une solution privilégiée car elle est moins conflictuelle.
⏰ L'indemnité de précarité (fin de CDD)
L'indemnité de précarité, aussi appelée prime de précarité, vise à compenser la situation précaire du salarié en CDD par rapport à un salarié en CDI. Elle représente généralement 10% de la rémunération brute totale perçue pendant le contrat.
Cette indemnité est versée automatiquement à la fin du CDD, sauf dans certains cas particuliers (embauche en CDI à la suite, CDD d'usage, contrats saisonniers, rupture anticipée à l'initiative du salarié).
🔍 Fiscalité et cotisations sociales
Les indemnités de licenciement et de rupture conventionnelle bénéficient d'une exonération partielle de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu dans certaines limites (2 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale ou montant de l'indemnité légale ou conventionnelle si supérieur).
L'indemnité de précarité, quant à elle, est entièrement soumise à l'impôt sur le revenu et aux cotisations sociales comme un salaire normal.